Alimentation : ce que j’ai changé (veggie, équilibre, poids…)

Hello !

Cette semaine, je vous parle alimentation ! J’avais envie de vous partager mon expérience, mon rapport à la nourriture et comment il a totalement évolué ces deux dernières années.

J’ai toujours beaucoup mangé. En grande quantité. Depuis mon enfance, je n’ai jamais manqué d’appétit, au contraire. J’ai eu la chance d’avoir un corps qui a supporté tout ce que j’ai pu avaler car je me gavais jour et nuit de barres chocolatées, de chips, et mes assiettes étaient en moyenne 30% plus remplies que celles des autres à table. En tout cas jusqu’à 25 ans, ça marchait comme ça. Si vous avez passé cette âge fatidique, vous verrez de quoi je parle, mais tout d’un coup, le moindre « écart » se répercute sur votre gras ! Et alors que je continuais de manger comme ça, je me suis retrouvée à prendre du poids sans bien comprendre. Je ne cuisinais jamais, je n’aimais pas ça. Je savais me faire des pâtes, un steak haché, mais c’est Aurore qui prenait les rennes en cuisine, et avec des plats assez riches. Puis j’ai arrêté de fumer, et ça n’a pas arrangé la situation. Je devenais obsédée par mon poids, me pesant tout les matins, essayant de faire des efforts qui tenaient une journée, me culpabilisant chaque jour de ne pas être plus mince. Je n’étais ni maigre, ni mince, ni grosse. Assez lambda. Pourtant j’étais persuadée que je devais maigrir.

En 2016, j’ai eu une première prise de conscience, venue comme un électrochoc. « Je ne réfléchis pas à ce que je mange. Je ne fais pas attention à ce que contient mon assiette. » Je mangeais de la viande midi et soir sans parfois même m’en apercevoir. Et d’un coup, ça m’a dégoutée. J’ai réalisé un jour que je mangeais des êtres vivants dotés de sensibilité, élevés dans de mauvaises conditions, tués alors qu’ils veulent tout, sauf mourir, tout ça pour que ça se termine en Knacki dans mon assiette. Moi qui voulais absolument essayer d’être une bonne personne faisant le bien autour de moi, je participais en fait quotidiennement à un massacre dont je pouvais me passer pour survivre.

Depuis ce jour, j’ai décidé de changer.

Cela a pris du temps, car j’ai rencontré deux obstacles plutôt importants : mon « éducation alimentaire » qui m’a appris qu’un plat gourmand et complet est un plat qui a du gras et de la viande, mais aussi mon entourage, ne comprenant pas du tout ce nouvel intérêt pour les animaux et qui pensait que je voulais juste suivre une mode. J’ai donc fait les choses progressivement. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais cela m’a pris 2 ans je pense pour me détacher de cette alimentation proche du gavage. Petit à petit donc, j’ai diminué, puis supprimé une grande partie de la viande que je consommais.

Je me suis aussi retrouvée à peu près à la même période à démarrer une vie en télétravail à la maison. D’un coup, j’étais loin du petit traiteur en bas du bureau, du Franprix qui dépanne le midi, ou du livreur de sushis. J’étais seule, dans ma cuisine. Si je ne mange pas de viande, qu’est-ce que je vais manger ? J’ai commencé à explorer le net à la recherche d’idées, car j’étais encore persuadée que je ne pourrais rien manger d’autre que des crudités. A force de me faire saliver devant des photos de plats végétariens absolument divins, je me suis mise aux fourneaux, petit à petit, avec mon niveau de débutante. Et ça a changé ma vie ! Car j’ai découvert que l’on peut se régaler, vraiment, sans viande, et sans être un chef.

Difficile de se revendiquer végétarienne quand on vit dans le pays du foie gras. Mais hors de question pour moi de regoûter à ce met pourtant délicieux. Le végétal est une source infinie de saveurs bien meilleures.

Pendant ma grossesse, j’ai lu plusieurs livres et articles sur la possibilité d’être enceinte en ayant une alimentation végétarienne. Je me souviens pourtant qu’à 7 mois environ, lors d’une échographie avec une gynécologue que je ne connaissais pas, elle m’a dit que notre bébé était plutôt d’un petit format et que cela venait de mon alimentation. Je devais absolument remanger de la viande selon elle, et au plus vite. Je suis sortie du rdv contrariée et triste. J’ai mangé de la viande pendant un mois et demi peut-être, un jour sur deux, et j’en avais les larmes aux yeux à chaque repas. Puis j’ai vu un autre médecin à qui j’ai partagé ma peine, et qui a sauté au plafond : bien sûr que l’on peut être enceinte et végétarienne, et il me l’a prouvé par A+B. J’étais en rage de m’être laissée influencer par une pro-viande qui me faisait culpabiliser. J’ai donc fait machine arrière. Au final, notre fille est née à terme, à 3,5kg !

A sa naissance, j’avais près de 14kg à perdre. Je me suis sentie de nouveau envahie par cette obsession du poids. Je me pesais tous les jours et je déprimais. J’essayais de me priver, de me mettre au régime, mais je ne tenais pas plus de 24h. J’imposais à mon corps de reprendre sa « forme » d’origine en quelques semaines, lui qui venait d’être mis à rude épreuve.

Puis j’ai dit stop, un jour. Je n’en pouvais plus. Je ne supportais plus que cette obsession de mon poids occupe une place si importante dans ma vie alors que je pouvais passer mon temps à faire autre chose qu’y penser. J’ai arrêté de me peser un jour, j’ai repris le sport (2 à 3 fois par semaine, 45 minutes), et j’ai continué de manger comme je mangeais avant de me prendre la tête. Des plats végétariens gourmands, équilibrés, bio et surtout : faits maison. Je n’achète plus (ou très rarement) de plats tout près (trop salés, avec additifs et surtout du sucre caché !). Je cuisine tout, tant que c’est simple et rapide à faire : gratin de chou-fleur, gaufres à la courgette, lasagnes au légumes, riz complet avec une poêlée de champignons, banana bread…

Chacun de mes plats a la même base : un/des légume(s) brut(s) (courgette, champignon, carotte, tomate, chou fleur…), accompagné de riz complet, pâtes, pomme-de-terre, et d’une source de protéine (un oeuf, des pois chiches…). Je n’aime pas perdre de temps, il faut que ça aille vite, je ne passe pas plus de 10 minutes à cuisiner ça et c’est… trop bon !

Mes parents m’ont aussi offert un Thermomix (ils en avaient un en double) à Noël, et je m’éclate encore plus en cuisine ! Pour notre fille comme pour nous, je teste de nouvelles recettes sans prise de tête, et je découvre l’infinité des possibilités en cuisine.

Mais comme je recevais beaucoup de questions, inquiétudes etc. de la part de mon entourage qui mange encore de la viande, je suis allée voir une diététicienne il y a quelques mois pour vérifier que j’avais une alimentation équilibrée. Elle me l’a confirmé, tout va bien et je vais dans la bonne direction !

J’ai perdu tout mon poids de grossesse, je fais exactement le même poids qu’avant. Et ce qui est fou, c’est que je reçois quasi quotidiennement des remarques de personnes qui me connaissent et me disent que j’ai minci. En réalité, je fais le même poids qu’avant, pas un gramme de moins ! Mais mon corps est moins « gonflé » et c’est peut-être aussi dans l’attitude, le fait que j’ai fait la paix avec mon corps que cela se ressent.

Je prends plaisir à cuisiner, à être curieuse de la provenance des produits, de leurs bienfaits etc.,

Aujourd’hui, je consomme parfois du poisson ou des coquillages, une fois par mois peut-être, au restaurant ou lorsque je suis invitée et je veux vraiment, vraiment changer cela. Je vais y arriver. Pour toutes les autres viandes, c’est terminé, et sans regret. Ca ne me manque absolument pas. Pourquoi pas aller un jour vers une alimentation végétalienne, mais chaque chose en son temps.

Je me sens tellement mieux dans mon corps, tellement mieux avec ma conscience. Et ça fait du bien.

Je ne me pèse quasiment plus. Des années à monter sur cette balance tous les jours pour me déprimer dès le matin. Je suis en bonne santé, je vais bien et je peux porter les vêtements qui me plaisent. Ca s’arrête là.

Notre fille Charlie ne mange pas de viande à la maison, elle mange globalement la même chose que moi. A la crèche, c’est une autre histoire, je n’ai pas encore osé demander à ce qu’ils retirent la viande. J’ai juste imposé pour le moment qu’elle ne mange pas de « bébés » (veau, agneau…). Mais nous avons rdv très bientôt avec ma diététicienne pour voir dans quelle mesure nous pourrons lui donner une alimentation végétarienne sans risque pour elle. J’ai besoin de cette « validation » officielle pour pouvoir me rendre à la crèche et imposer notre choix pour notre fille. Car je veux lui donner cette chance d’être sensible à l’autre, qu’il soit humain ou animal, dès le départ. J’aurai aimé être éduquée comme ça et ne pas devoir faire cette transition si longue à l’âge adulte.

Si cela vous intéresse, je vous ferai un article avec mon top plats simples et rapides à faire pour manger équilibré, bio et végétarien, avec quelques références de sites, comptes Instagram ou livres que j’aime ! Ca vous dit ?

J’espère que ce post vous a plu et peut-être inspirées ! Il y a déjà quelques recettes sur le blog que je publiais au moment de mes « débuts » en cuisine, allez jeter un oeil !

N’hésitez pas à me faire vos retours sur ce que je vous partage ici : en commentaires sur le blog, sur Instagram, Facebook… C’est toujours un plaisir de vous lire et de voir qu’il y a de « vraies » personnes derrière les chiffres 😉

A très vite !

MC ❤

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2 réflexions sur “Alimentation : ce que j’ai changé (veggie, équilibre, poids…)

  1. Bonjour Marie-Clémence,
    Je découvre votre (ton?) blog après la lecture de votre livre, et j’y trouve des tas de choses intéressantes 🙂
    Je suis actuellement en « transition » végétarienne, mais j’ai du mal à faire comprendre cette nécessité à ma femme (qui s’appelle aussi Aurore, et qui est aussi une grande indécise!!), même si on mange peu de viande. Aurore était déjà dans cette optique là aussi? Par rapport aux produits laitiers, pensez-vous y faire attention aussi? Ils participent grandement à la maltraitance animale… mais dur dur de tout arrêter!!
    Et je serais intéressée par des recettes 🙂
    Belle journée,
    Catherine

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Catherine !
      Merci pour ton message !
      Pour Aurore, elle me suit globalement. Elle ne mange plus de viande à la maison, mais elle n’a pas encore sauté le pas à l’extérieur…
      Pour les produits laitiers, on s’est mise au lait végétal, je n’achète plus de lait de vache, mais on consomme encore du fromage. Je ne me sens pas prête encore à sauter ce pas. Mais je ne désespère pas !

      J'aime

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